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L'empreinte du rêveur bienfaisant

Le 5 mai 2016.

"A tous les miens,

mes deux fils et belles-filles,

mes cinq petits-fils,

mes cinq arrière petits-enfants,

sans oublier ceux à venir ;

à mes amis,

à tous ceux qui, partageant mes rêves, m'ont permis de les réaliser, et à ceux, parmi eux, qui ne sont plus ; sous le signe du souvenir."

Ainsi Francis Gag, mon grand-père, à la rencontre de ses souvenirs en 1985, ouvrait-il son livre Au fil des jours et des saisons. Pourquoi moi ai-je ouvert ce livre cette nuit ? Parce que des situations complexes nécessitent parfois un retour aux fondamentaux : avant tout ma femme, mes enfants et mes livres. Ma femme et mes enfants dorment, restent mes livres.

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Bon anniversaire, mon fils.

Le 27 mars 2016.

Nous fêterons demain les 25 ans de notre fils. Nous sommes des parents heureux et fiers.

Bon anniversaire, mon fils.

La proximité de cet événement m’a amené devant mon café (très) matinal à une rapide introspection, à un regard sur ces années si rapidement écoulées, pour aboutir à une réflexion plus large : au-delà de l’éducation, au-delà de l’amour, au-delà de l’exemple, quel monde, nous adultes, lui proposons-nous ?

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Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons.

Le 28 décembre 2015.

Observons, écoutons, lisons. Que constatons-nous, en cette fin d'année ? Que l’autre est con. Nombreux, ceux qui assènent leurs vérités, qui réfutent, qui jugent, qui tranchent, qui ostracisent. « Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons », ironisait Brassens, fréquemment inspiré par le sujet.

En outre, « Le temps ne fait rien à l'affaire, Quand on est con, on est con. Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père, Quand on est con, on est con. »

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La culture ou le trépas

Le 29 novembre 2015.

Nous sommes en crise. En crises ? Economique ? Financière ? Politique ? Morale ? Sociale ? Ecologique ? de civilisation ?…

La crise est habituellement définie comme la phase au cours de laquelle la maladie atteint un stade aigu qui annonce un changement majeur, favorable ou défavorable pour le sujet. Au théâtre, la crise se manifeste par un conflit intense entre les passions, qui doit amener au dénouement.

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Et pourtant, Cioran...

Le 16 novembre 2015.

Samedi en fin d’après-midi, avant de me rendre à la célébration de l’anniversaire d’une amie très chère, je passe saluer des auteurs niçois et leur éditeur à La briquèterie, rue Jules Gilly, au bout du Cours Saleya. Comme dans toute librairie, je ne peux m’empêcher de traîner, de traînasser, même. Je sais qu’inéluctablement mes yeux se poseront sur le livre idoine, et que je l’achèterai sur le champ. Comme toujours. Et bien sûr, c’est ce qui arrive : Pensées étranglées, de Cioran.

Cioran, découvert vingt ans plus tôt à travers Louis Nucéra et ses Ports d’attache. Cioran, qui parfois me foudroie de sa lucidité. Cioran, dont j’admire tellement l’expression ciselée.

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