Education

Discours de réception des Palmes académiques (5 décembre 2013)

Car amic, vous saludi,

Au moument d'alestì quauqu mot per aquesta cerimònia, mi siéu demandat : en nissart ? en francés ? Niçois ? Français ? Ai virat un pauc e – mi fa pena de lou vous dire – mi siéu decidat à vous parlà francés. En fach, se carculan ben, sian aquì en un encastre dounat dau Ministeri de l'Educacioun naciounala e "naciounala" vòu ben dire cen que vòu dire : la lenga de la Repùblica es lou francés. Siéu pas iéu que lou diéu, es l'article 2 de la Coustitucioun : " La langue de la République est le français ". Ainsi soit-il.

La culture ou le trépas

Le 29 novembre 2015.

Nous sommes en crise. En crises ? Economique ? Financière ? Politique ? Morale ? Sociale ? Ecologique ? de civilisation ?…

La crise est habituellement définie comme la phase au cours de laquelle la maladie atteint un stade aigu qui annonce un changement majeur, favorable ou défavorable pour le sujet. Au théâtre, la crise se manifeste par un conflit intense entre les passions, qui doit amener au dénouement.

La politique

Décidément, comment qualifier ces moments-clés qui ont jalonné ma vie ? Est-ce de la chance ? Du hasard ? Des opportunités ? De simples circonstances que j'ai su faire miennes ?

Ma rencontre avec Christian Estrosi fut pour moi un honneur et me fit entrevoir une perspective enthousiasmante. Cet homme que je connaissais comme le spectateur assidu du Théâtre Niçois, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice-Côte d'Azur, Député, me propose en 2013, après une demi-heure de conversation autour de Nice, de m'engager à ses côtés pour la prochaine campagne électorale.

Refuse-t-on une offre qui m'amène aujourd'hui à oeuvrer pour des causes qui me touchent de si près ? Conseiller métropolitain et Conseiller municipal délégué au patrimoine, à la littérature, à la lutte contre l'illettrisme, au théâtre et à la langue niçoise, de 2014 à 2020, je ne pouvais espérer plus belle délégation que celle-ci. Elle représentait un prolongement de ce pour quoi je m'étais déjà engagé à titre professionnel, associatif et personnel. Pour cette raison, j'ai exercé ces mandats en conservant mes activités d'enseignant et d'associatif : tout ceci est complémentaire voire harmonieux, malgré le surcroît de travail et l'organisation que cela nécessite.

En 2020, je repars pour un nouveau mandat pour lequel Christian Estrosi me propose d'être son adjoint à l'éducation, au livre, à la lutte contre l'illettrisme et à l'identité niçoise. Encore une fois, j'y vois la cohérence d'agir dans des domaines que je connais et que j'aime.

En effet, l'action politique est celle qui permet réellement d'agir, parce qu'elle offre des structures et des moyens incomparables à qui souhaite servir. Servir, c'est ce que je veux. Agir, c'est ce que je fais. Ma seule ambition est d'être loyal, efficace et utile, simplement, dans les domaines qui relèvent de mes attributions.

La largeur de la délégation qui m'a été confiée m'amène à travailler avec les nombreuses bonnes volontés et compétences des Directions de l'Education, de la Jeunesse, de la Restauration scolaire, de la Culture, des Bibliothèques, des Travaux, de l'Evénementiel, de la Communication notamment.

Mauvaise humeur

Le  11 novembre 2019.

Une fois n’étant pas coutume, voici un billet de mauvaise humeur, résultat de deux heures de correction de copies de français (censément).

En ce 11 novembre, je m’accorde un armistice (mot formé du latin armaet de statio : état d'immobilité). Je pose donc mon stylo rouge, arme du prof décidé à en découdre. Métaphoriquement, l’armistice est bien une pause permettant de me reposer, de reprendre force et vigueur. En effet, j’ai du mal, désormais, à corriger d’un trait le tas de feuilles souvent froissées, parfois déchirées, fréquemment gribouillées, évidemment peu soignées dans l’écriture et la mise en page. J’ai du mal car, d’abord agacé, puis désabusé et enfin désespéré, je ne vois plus de motif valable de m’infliger cela.