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Mon dernier billet

Réveillon sylvestre

 

Le 30 décembre 2022.

Aujourd’hui 30 décembre, le réveillon de la Saint-Sylvestre se profile. L’on va donc se retrouver et rester réveillé pour un « petit repas fait la nuit en compagnie » (1531). En fait de petit repas, il est plutôt d’usage, désormais, de faire ripaille, chez soi ou non, en famille ou entre amis, voire avec des inconnus, pour qui est prêt à célébrer le basculement sur la voie publique. Quoi qu’il en soit, bulles, flonflons et vœux sont de rigueur.

Pour notre part, le réveillon sera sylvestre, non en référence au 33e pape (qui occupa le saint Siège de 314 à 335 sous le règne de Constantin le Grand, converti au christianisme), mais sylvestre (du latin silva) car forestier, dans notre montagne beuilloise. Nous partagerons avec Claire notre petit repas, le cœur chaud de notre amour et le corps réconforté par notre poêle norvégien, désireux de cette sobriété heureuse, selon l’expression de Pierre Rabhi. Celui-ci disait aussi que « La joie de vivre ne s’achète ni au supermarché ni même dans les magasins de luxe ». Nous serons donc joyeux mais aussi frugaux, raisonnables sans peine, tempérés sans effort et modérés sans excès.

Nous verrons disparaître 2022 la maudite sans regrets mais sans rancune non plus : les épreuves nous ont renforcés et rapprochés si cela était possible encore. Elles nous ont révélés à nous-mêmes, elles ont mis en lumière l’amour de nos enfants et de nos proches parents et amis. Avec 2023 nous entrons dans l’espérance de la résilience et c’est sous ce signe-là que nous voulons entamer l’année.

Pas de ripaille, pas d’ébriété, pas de flonflons, mais du luxe néanmoins : celui que procurent la force, la sérénité, la conscience et le bonheur en dépit des accidents. En ces temps troubles, il serait presque impudique de dire que nous sommes heureux. Je forme donc le vœu que, comme nous, chacun puisse aimer son destin : amor fati, dixit Nietzsche.

 

 

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Pourquoi ces pages ?

Soudain mégalomane ? Brutalement narcissique ?
Je ne crois pas, non. Si tel était le cas, celle et ceux qui m'aiment m'auraient alerté. Au contraire, ils m'ont encouragé à franchir le pas.
Pourquoi ces pages, donc, pages par moi, pages sur moi ?

Parce que depuis mars 2014 puis juin 2020, élu de la République, je suis devenu - modestement, mais réellement - homme public.
A plus forte raison parce ma vie est multiple : professionnelle depuis bien longtemps, associative depuis toujours ou presque, politique désormais et... personnelle, un peu encore. Tout ceci s'entremêle aujourd'hui et, paradoxalement, j'en suis heureux. Je m'emploie même à faire le lien entre toutes ces composantes, chacune enrichissant l'autre.
Enfin, parce que l'on m'interroge fréquemment : "Allez-vous arrêter le théâtre ? - Mais vous enseignez toujours ?! - Comment fais-tu pour tout concilier ? - Quand écrivez-vous ? - Pourquoi la politique ?"
Pour tout cela, je me suis attelé à la création de ces pages, qui répondent, je l'espère, aux questions, qui expliquent et informent sur ce que je suis et ce que je fais, sur ce qui me guide et ce à quoi j'aspire. dans le respect des valeurs auxquelles je crois, loyal envers ceux aux côtés desquels je suis engagé. L'on y trouve notamment des billets (que j'essaie d'écrire régulièrement), des vidéos et des photos qui témoignent de mon activité, des écrits personnels et des sélections d'oeuvres que j'aime.

Moi par moi, quoi !

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