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Mariages

Marianne pour tous

Le 3 septembre 2016.

Cette année, la rentrée scolaire a coïncidé avec une semaine de mariages.

Célébrant le même jour des unions en salle des mariages de l’Hôtel de Ville et accueillant mes nouveaux élèves de 6e en salle 103 de mon collège, j’ai soudain établi un parallèle de circonstance.

En effet, comme enseignant de l’Education Nationale et comme officier d’Etat-civil, j’exerce face à un groupe, je donne des informations, j’interroge, j’attends des réponses, je lis, j’écris, je fais écrire… Certains groupes sont dissipés, d’autres plus calmes. Les plus attentifs trônent devant, les agités potentiels se dissimulent derrière. La plupart sont ponctuels et les retardataires espèrent passer inaperçus. Des commentaires fusent parfois, des appareils photo apparaissent plus ou moins discrètement, des sonneries se font entendre, soudain étouffées…

Trente ans ont passé...

Le 25 février 2018.

En ce début 2018 se téléscopent les souvenirs de deux événements importants de ma vie, intervenus trente ans plus tôt : mon mariage et la mort de mon grand-père. Evénements importants au regard de l’intensité émotionnelle. Importants aussi au regard de l’incidence sur ma vie, largement influencée par l’un et l’autre.

Un souvenir en appelant un autre, me revient à l’esprit ce repas à l’improviste au 22 rue Pertinax, lieu bien connu de milliers de personnes ayant rendu visite au fameux Francis Gag, dont la porte et la table étaient toujours ouvertes.

Je l’avais averti le matin même de notre venue à midi. Nous avions apporté un Bellet blanc ; il avait préparé un repas sur le pouce, comme il savait si bien faire. Il connaissait évidemment Claire : nous nous connaissions depuis le collège. Mais alors même que notre relation n’était pas encore complètement aboutie, lui avait compris et, avec son œil pétillant de malice, parlait de moi à Claire en lui disant « ton homme ». Surpris, nous nous en étions amusés et avions reçu ces mots comme son ressenti de l’évidence.

En ce début 2018, son regard demeure dans notre mémoire et dans notre cœur. Nous sourions encore avec lui.