Les Falabracs sont en approche !

Le 28 avril 2019.

Falabrac : nom masc. Personne farfelue, peu douée et/ou pas fiable, manquant de sérieux ou d'aptitudes. (Dictionnaire personnel...)

C’est toujours une aventure, que la création d’une nouvelle pièce ! Toujours le même parcours, mais toujours différent aussi : la même jouissance lors de la première lecture, qui voit naître les personnages ; la même période besogneuse ensuite ; le même travail logistique de choix et de rassemblement des décors, des accessoires et des costumes, de création des visuels, de réalisation du livret ; la même mise en place des réservations, et enfin… l’ouverture.

Eh oui ! L’ouverture de la réservation, c’est le premier dévoilement, la première mise à nu, les premières craintes : les cartons sont-ils bien partis au courrier ? une grève ne viendra-t-elle pas retarder tout le processus ? les e-mailings seront-ils suffisamment convaincants ?

Avec ces première craintes, la première grande inquiétude : au Théâtre Niçois de Francis Gag, nous essayons de nous renouveler, afin que chaque proposition soit une réelle création, abordant un nouveau domaine sous une forme nouvelle. C’est bien le cas, cette année encore, pour cette vingt-et-unième création depuis la disparition de Francis Gag : Falabrac à la Victorine. Une franche comédie dans laquelle vont s’entremêler légionnaires romains, vedette italienne, bons Niçois et professionnels du cinéma, réunis pour le tournage d’un péplum.

Des personnages falabracs, des comédiens et un metteur en scène un peu falabracs aussi, une équipe technique de passionnés falabracs et un auteur possiblement encore plus falabrac que tous… C'est aussi cela, le Théâtre Niçois !

Heureusement, pas de falabracs dans notre public, qui sait reconnaître le bon goût, les belles choses et le talent, et qui, par conséquent, viendra nombreux, après avoir réservé sur www.theatrenicoisdefrancisgag.fr !

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Rouge printemps

Le 20 mars 2021.

Dans le prolongement de mon précédent billet, j’ai franchi le cap : ma belle Anglaise et moi nous sommes trouvés. Elle dort chez moi depuis quarante-huit heures. D’un rouge éclatant, ornée de chromes rutilants, dotée de tous les équipements, elle m’emmène désormais en balade, elle et moi vibrant de son gros bicylindre coupleux et sonore.

En ce premier jour du printemps, j’ai la banane, selon l’expression désormais consacrée par l’usage. Comme à chaque fois que je l’enfourche et que je roule, ne serait-ce que quelques kilomètres, je souris béatement. Un gosse, quoi ! C’est un drôle de sentiment chez moi, si peu coutumier du lâcher-prise. Mais je goûte avec ces 250 kilos de métal le moment présent. Plus encore, de manière excessive, j’en conviens, j’éprouve un sentiment d’accomplissement.

Cela va au-delà d’un simple achat de véhicule, fût-ce une Triumph Speedmaster : il s’agit bien là d’une intense satisfaction, fondée sur une émotion double : celle que procure l’engin, bien sûr, mais aussi cette incrédulité. J’y crois pas : j’ai osé ! Pour la première fois en cinquante-sept ans, je me suis autorisé à céder à un caprice, à un achat inutile dans l’absolu, mon scooter suffisant bien à mon quotidien. Et cette audace m’emplit de fierté et de reconnaissance.

Un bien beau printemps, donc !

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